Pourquoi Ninja Warrior ?!

J’ai eu la chance de participer à l’édition 2018 Ninja Warrior et d’atteindre les demi-finales. Je vous propose de vous livrer mon ressenti sur cette belle aventure humaine qui m’a permis d’évoluer en tant que sportif.

Avant ma participation, Ninja Warrior, c’était avant tout des souvenirs de l’édition 2017. Posé sur le canapé, je disais à mon père sans trop forcément y croire : « Faudrait que j’y participe, je suis sûr que je serais capable de faire ça. » Le paternel, un éternel optimiste, me répondait alors : « mais non tu te rends pas compte, c’est super difficile. » Bref, Ninja Warrior c’était d’abord des débats de haute volée avec mon père devant la télévision.

Puis quelques mois plus tard, la production de Ninja Warrior me contacte via instagram pour me proposer de participer à l’édition 2018. Comme j’étais en manque de compétition du fait de ma troisième année d’études de staps, qui privilégiait surtout les matières théoriques à la pratique sportive, cette opportunité est rapidement apparue comme un nouveau challenge, ou plutôt, comme le challenge qui me manquait.

 

Les épreuves de sélection

Le jour des épreuves de sélection, j’avais un peu le trac. Le contexte s’y prêtait. La production nous a réuni dans une grande salle avec une dizaine de participants, sans rien nous dire des critères de sélection. Du coup, il n’y a pas vraiment d’autres choix que de tout donner pour être meilleur qu’eux. Plusieurs tests (physique, endurance, force et équilibre, détente, souplesse…) étaient prévus sous forme d’ateliers. J’ai tout donné et j’étais finalement confiant de ma performance. Malgré tout, j’étais quand même un peu dans le flou. Parmi les autres candidats, certains étaient de vraies machines de guerre ! C’était donc difficile de me situer au milieu de tous ces sportifs aguerris.

Un mois plus tard, la production m’appelle pour me dire que je suis sélectionné à l’édition 2018 de Ninja Warrior! La nécessité de se mettre au travail sérieusement a rapidement balayé la joie et l’excitation. J’avais deux mois d’entraînement devant moi. Il fallait tout donner comme jamais pour être à la hauteur du défi. Je me suis fait un planning de sport, très axé sur l’endurance de force avec une grosse ration de tractions, séances de musculation haut du corps, des séances d’agilité et d’assouplissement, avec pratiquement que des exercices poids du corps. Ce programme était complété par beaucoup d’escalade en bloc, sur des petits murs très pentus avec un tapis au sol pour ne pas avoir besoin de s’assurer.

 

Ma première journée à Ninja Warrior

27 mars 2018. Ce matin, à la gare, j’ai un mélange de stress et d’excitation au moment de partir pour Cannes, où se déroulent les épreuves. Quinze jours avant le départ, la production t’appelle tous les jours pour avoir des infos (tenue portée le jour de l’épreuve, qui sont tes accompagnants…). Petit à petit, ça te met la pression et tu réalises qu’un gros truc se profile ! Mais bon, au final, ça me procure une adrénaline et une pression positive. Je pars sur Cannes avec deux amis, puis je reconnais des candidats dans le train. On discute tout le trajet et on se met dans l’ambiance !

On arrive vers midi. La production met un appartement à Cannes à disposition pour mes potes et moi. Y a pire comme cadre ! Mais je n’ai pas une minute pour me reposer.

Je dois faire une visite médicale très poussée, avec tests et électrodes. Ça te met direct dans le bain et tu réalises encore un peu plus que c’est vraiment une épreuve difficile qui t’attend. Il y a des caméras partout dans les locaux de la production avec des journalistes qui t’interviewent. Tu croises aussi des sportifs connus. Admiratif, je me dis : « ok je suis au bon endroit ! » C’est hyper excitant de savoir que tu vas les affronter. Après plusieurs obligations médiatiques, comme tourner mon portrait avec les journalistes de l’émission, je peux commencer à souffler vers 18h. Je me suis posé avec mes potes pour décompresser. La première soirée de qualification se déroule mais je n’ai pas le droit de la voir pour ne pas connaître les épreuves à l’avance. Il y a cinq soirées de qualification au total et mon passage est prévu demain. Pour chaque groupe de 50 personnes, il y a onze qualifiés. Et là je me dis : « Bordel, demain ce sera mon tour ! »

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